DRC – Kinshasa: Young girls (former Kuluna members) return to families and pass their secondary school exams thanks to the Sober Youth project

This is the story of five young girls, former members of the ‘kuluna’ groups in Kinshasa, who decided to leave juvenile and urban delinquency and the use of drugs, alcohol, and other psychotropic substances to return to their respective families for a more stable life. Alpha, Gina, Omba, Monique, and Daniella  (Family names not mentioned out of privacy) have completely transformed their lives thanks to the WFAD’s three-year project in Kinshasa.

With the financial support of the Swedish Cooperation through the Swedish Embassy in the DRC, the World Federation Against Drugs (WFAD) is implementing a project to help young offenders, commonly known as ‘kuluna’, with their social reintegration. The project is a joint implementation between WFAD and its partners: Interactions DRC, Dynamiques Actions pour la Solidarité et le Développement (Dasod), and Synergie des Femmes (SYFES). It aims to help these young people- very often discriminated against and marginalised- to quit and leave violent street gangs in Kinshasa and prevent others from joining. To date, nearly 1,000 young people – girls and boys – have been benefiting from the project and are being empowered through a number of activities set up for their self-care.

The project proposes a holistic approach, following the targeted youth by providing appropriate psychosocial support, empowerment and vocational training, offering income-generating activities, and supporting reintegration while supporting parents and raising awareness among communities and authorities. This three-year project, launched in December 2020, includes a clear gender approach and positive, sustainable, and environmental aspects while contributing to an anti-drug policy in the country.

Alpha, Gina, Omba, Monique and Daniella identified as members of the kuluna groups – which they have since left – agreed to join the project’s mental and psychosocial support programme provided by the implementing partner, SYFES. This psychosocial process has been of great support in the great change since they left street gangs and stopped the use of drugs, strong alcoholic drinks, and other psychotropic products. Besides this, the five girls decided to leave the unstable life of urban delinquency and return to their respective families. The efforts made by the project and their families have resulted in a positive outcome, as they all retrieved the educational path and passed the DRC official state Examination; thus, obtaining their secondary school diplomas and can look forward to the future with hope.

It is important to recall that several studies conducted in the field by experts attest that socio-economic insecurity and the use of drugs and strong alcoholic beverages constitute, among many others, two of the major causes of urban delinquency and violence observed over the last two decades in Kinshasa. Thus, tackling the use of psychotropic substances, especially among young people, and providing an appropriate socio-economic response are useful ways and means of combating this phenomenon of urban violence. The World Federation Against Drugs remains firmly convinced of the importance of prevention – primary, secondary and tertiary – with the effective involvement of all actors in order to eradicate this phenomenon. 

RDC – Kinshasa :  Des filles ex-kulunas retrouvent la vie de famille et terminent leurs parcours scolaires grâce au projet Jeunesse Sobre

C’est l’histoire de 5 jeunes filles, anciennes membres des écuries de ‘kulunas’ à Kinshasa, qui ont pris la résolution d’abandonner la vie de délinquance mais aussi la consommation de drogues, alcool et autres stupéfiants pour regagner leurs familles respectives afin de mener une vie plus stable. Alpha, Gina, Omba, Monique et Daniella ( les noms de famille ne sont pas mentionnés par décence ) , ont vu leurs vies être complètement transformées grâce au projet triennal  de la WFAD à Kinshasa.

Avec l’appui financier de la Coopération suédoise à travers l’Ambassade de la Suède en RDC, la Fédération mondiale contre les drogues (WFAD – World Federation Against Drugs) met en œuvre un projet de récupération des jeunes délinquants communément appelés kulunas pour leur réinsertion sociale. Le projet est une mise en œuvre conjointe entre la WFAD et ses partenaires : Interactions RDC , Dynamiques Actions pour la Solidarité et le Développement (Dasod), Synergie des Femmes (SYFES). Il vise à aider ces jeunes marginalisés à quitter les gangs de rue violents à Kinshasa et à empêcher d’autres de les rejoindre. A ce jour, près de 1.000 jeunes – filles et garçons- ont pu bénéficier de ce projet et sont autonomisés à travers certaines activités mises en place pour leur auto-prise en charge.

Le projet propose une approche holistique, suivant les jeunes ciblés en fournissant un soutien psychosocial approprié, en assurant l’autonomisation et la formation professionnelle, en proposant des activités génératrices de revenus et en soutenant la réintégration  tout en soutenant les parents et en sensibilisant les communautés et les autorités. Ce projet triennal lancé en décembre 2020 comprend une approche sexo-spécifique claire, ainsi que des aspects positifs, durables et environnementaux, tout en contribuant à une politique anti-drogue dans le pays.

Alpha, Gina, Omba, Monique et Daniella identifiées comme membres des écuries de kuluna  – qu’elles ont quitté depuis -, ont accepté de rejoindre le programme  d’accompagnement mental et psychosocial du projet assuré par le partenaire  de mise en œuvre, Syfes. Ce processus psychosocial a été d’un grand apport dans le grand changement opéré  dans leurs vies  et elles ont arrêté avec la consommation des drogues, de boissons fortement alcoolisées et autres produits psychotropes. A la suite de cet accompagnement, les 5 jeunes filles ont décidé de stopper avec la vie de délinquance urbaine pour réintégrer leurs familles respectives. Les efforts consentis par le projet et leurs familles ont abouti à un résultat positif car, elles ont toutes repris leurs parcours scolaires et ont présenté les épreuves d’Examen d’Etat ;  obtenant ainsi leurs diplômes d’Etat et peuvent entrevoir l’avenir avec espoir.

Il est important de rappeler que plusieurs études menées sur terrain par certains experts attestent que  la précarité socio-économique ainsi que la consommation de drogues et boissons fortement alcoolisées constituent, bien évidemment parmi tant d’autres, deux des causes majeures de la délinquance et la violence urbaines observées ces deux dernières décennies à Kinshasa. Ainsi donc, combattre la consommation des substances psychotropes, surtout dans les milieux des jeunes, et apporter une réponse socio-économique appropriée constituent des voies et moyens utiles pour lutter contre ce phénomène de délinquance et violence urbaines. La World Federation Against Drugs demeure fermement convaincue de l’importance de la prévention – primaire, secondaire et tertiaire- avec une implication effective de tous les acteurs afin d’éradiquer ce phénomène. 

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