Sober Youth – Success Story

Sober Youth success story

Naomie N. : The story of  transformed  life thanks to the Sober Youth project.

Her name is Naomie N. (preferring not to mention her family name) and she lives in Kinshasa, the capital of the Democratic Republic of Congo. Her story is that of a young girl who lost her social benchmarks but who got back on track thanks to the WFAD’s three-year project “Sober Youth – Healthier Communities: Transforming Violent Youth in Kinshasa”, funded by the Swedish Cooperation. 

The use of drugs and other psychotropic substances among young people is partly explained by insufficient awareness on hazardousness of these products and the risks associated with their use. In the DRC, as in many African countries, awareness-raising programmes are very scarce, sporadic and far from the youths’ experience. Repression is more often privileged over prevention. And, as elsewhere, drug use is becoming trivial taking alarming proportions in Kinshasa, mainly among young people, both minors and adults. Girls and boys are freely using substances while exposing themselves to all types of negative consequences.

Naomie, a young girl living in the municipality of Kinshasa in the city of Kinshasa, has had bitter experience of substances abuse. Mother of a four-year-old daughter, Naomie left her family home at the age of 18, forsaking her one-year-old child to join the streets as a member of the kuluna linked group called ‘Tia Mutu Bakata’ (literally ‘come what may’). She lived for three years in a makeshift dwelling with her group mates, consuming alcoholic drinks and all sorts of psychotropic substances, exposing her life to precariousness and social instability as the result of the consequences of consuming these harmful products to human as young people in these groups do.

In December 2020, WFAD launched, with the support of its technical and implementing partners, its three-year project “Sober Youth-Healthier Communities: Transforming Violent Youth in Kinshasa” funded by the Swedish Cooperation. During the identification process of potential beneficiaries of the project in the municipality of Kinshasa, which is the project implementation pilot geographical area, Naomie volunteered to join and follow the related process for a support taking to a change of life. Today, the transformation results of Naomie’s life are tangible.

After regularly following and completing the mental and psychosocial support sessions with Interactions, Naomie joined the empowerment process through the youth employment programme managed by another partner, Dynamiques Actions pour la Solidarité et le Développement -DASOD. Through this process, Naomie benefited from a training in plumbing at the National Institute of Professional Preparation (Institut National de Préparation Professionnelle – INPP) from 6th February to 31st May 2022. As a positive outcome of the psychosocial support and professional training, Naomie is being empowered as a paid employee of DASOD and works today as a female plumber –an exceptional situation in the DRC – at the boreholes built under the project.

The success of the mental and psychosocial support as well as the effective empowerment through the youth employment programmes have resulted in Naomie’s social reintegration. She is back to her family home and is now looking after her child, whom she abandoned at the age of one.

Naomie said: ‘’I lived away from my family for three years and was a member of the ‘Tia Mutu Bakata’ group. Away from my family, I used all kinds of substances but now, thanks to the project with the Swedish cooperation, I am back home and working. I finished my plumbing training at INPP thanks to the WFAD project and my life is totally transformed.’’

Many young girls are victims of drug abuse and are left without support to face the situation. The ‘Sober Youth-Healthier Communities: Transforming Violent Youth in Kinshasa’ project with the financial support of the Swedish Cooperation is trying to provide some response to the kuluna phenomenon and contribute as much as possible to the fight against drug abuse among young people and the resulting urban violence. 

The Sober Youth-Healthier Communities project is in its second year of implementation and to date  nearly 900 young Kulunas have been supported mentally and psycho-socially , and the process of their empowerment is underway through jobs creation and formal and informal training for a successful social reintegration.  This project enables  to wean them off drugs and other psychotropic substances in order to tackle the urban violence raging  in several municipalities in the city of Kinshasa.

French

Histoire à succès de Jeunesse Sobre

Naomie : Histoire d’une vie transformée par le projet Jeunesse Sobre.

Elle s’appelle Naomie N. (Nous préférons taire son nom de famille) et habite Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo. Son histoire est celle d’une jeune fille qui avaient perdu ses repères sociaux mais qui les a retrouvés grâce au projet triennal de la WFAD ‘’ Jeunesse Sobre- Communautés Plus Saines : Transformer les Jeunes Violents à Kinshasa ‘’, financé par la Coopération Suédoise. 

L’usage des drogues et autres substances psychotropes chez les jeunes s’explique en partie par le manque ou plutôt l’absence d’informations dont ils disposent sur la dangerosité de ces produits et les risques liés à leur consommation. En RDC comme dans beaucoup de pays en Afrique, les programmes de sensibilisation sont rares, souvent trop ponctuels et éloignés de l’expérience des jeunes. La répression est plus souvent privilégiée au détriment de la prévention. Et comme partout ailleurs, la consommation de la drogue se banalise à Kinshasa en prenant des allures de plus en plus inquiétantes, principalement dans le chef des jeunes, mineurs tout comme adultes. Les filles et les garçons s’y adonnent paisiblement et pourtant ces produits psychotropes les exposent à toutes sortes conséquences négatives.

Naomie, une jeune fille habitant la commune de Kinshasa dans la ville-province de Kinshasa, en a fait l’amère expérience. Mère d’une fille de 4 ans, Naomie a quitté la maison familiale à 18 ans abandonnant son enfant d’une année pour se retrouver dans la rue et membre de l’écurie kuluna appelée ‘Tia Mutu Bakata’ (littéralement ‘’advienne que pourra’’). Elle a vécu trois années dans une habitation de fortune avec ses amies, consommant de l’alcool et toutes sortes de substances psychotropes, exposant ainsi sa vie à la précarité et à une instabilité sociale suite aux conséquences dues à la consommation de ces produits nocifs pour la santé humaine comme le font la plupart de jeunes faisant partie de ces groupes.

En Décembre 2020, WFAD a lancé, avec l’appui de ses partenaires techniques et de mise en œuvre, son projet triennal ‘’Jeunesse Sobre-Communautés Plus Saines : Transformer les Jeunes Violents à Kinshasa’’ financé par la Coopération Suédoise. Lors de l’identification des potentiels bénéficiaires du projet dans la commune de Kinshasa, zone géographique pilote de la mise en œuvre dudit projet, Naomie s’est portée volontaire pour rejoindre le projet et suivre le processus d’accompagnement y relatif en vue d’un changement de vie. Aujourd’hui, les résultats de la vie transformée de Naomie sont patents.

Après avoir suivi avec assiduité les sessions d’accompagnement mental et psychosocial avec Interactions, Naomie a intégré le programme d’emplois pour jeunes mis en place par un autre partenaire, Dynamiques Actions pour la Solidarité et le Développement –DASOD – pour son autonomisation. Dans le processus d’autonomisation, Naomie a bénéficié d’une formation en plomberie à l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) du 6 février au 31 mai 2022. Le résultat positif du soutien psychosocial et de la formation professionnelle est l’autonomisation effective de Naomie en tant qu’employée rémunérée de DASOD et elle travaille aujourd’hui comme femme plombier – une situation exceptionnelle en RDC – aux forages construits dans le cadre du projet.

La réussite de l’accompagnement mental et psychosocial ainsi que l’effectivité de l’autonomisation grâce au programme d’emplois pour jeunes, ont occasionné la réinsertion sociale de Naomie. Elle a réintégré le toit familial et s’occupe désormais de son enfant qu’elle avait abandonné à l’âge d’une année.

Naomie a déclaré : ‘’J’ai vécu trois ans en dehors de ma famille et j’étais membre de l’écurie ‘Tia Mutu Bakata’. Loin des miens, j’ai consommé toutes sortes de substances mais aujourd’hui grâce au projet avec les suédois, j’ai réintégré la vie familiale et je travaille. J’ai fini ma formation en plomberie à l’INPP à grâce au projet de la WFAD et ma vie est totalement transformée’’.

Nombreuses sont les jeunes filles qui sont victimes de l’abus de drogues et qui se retrouvent sans soutien pour y faire face. Le projet ‘Jeunesse Sobre-Communautés Plus Saines : Transformer les Jeunes Violents à Kinshasa’ avec l’appui financier de la Coopération suédoise essaye tant soit peu d’apporter une réponse au phénomène kuluna et de contribuer autant que possible à la lutte contre l’abus de drogues dans les milieux des jeunes ainsi que la violence urbaine qui en résulte. 

Le projet Jeunesse Sobre-Communautés Plus Saines est dans sa deuxième année de mise en œuvre et compte à ce jour près de 900  jeunes kulunas accompagnés mentalement et psycho-socialement et le processus de leur autonomisation est en cours avec des emplois et des formations formelles ainsi qu’informelles pour une réinsertion sociale réussie.  Ce projet permet de les sevrer des drogues et autres substances psychotropes afin de lutter contre la violence urbaine qui sévit dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa.

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